Sylvie Kaptur Gintz
Voir en peinture, s’interroger sur le monde.
Etre devant la toile et se questionner sur le quotidien, sur le monde, sur la vie.
Quelle trace laisser sur la toile, sur une installation ?
Comment l’intime se mêle à l’histoire et ainsi se tissent les toiles,
De moi aux autres et des autres à moi, va et vient sans cesse renouvelé.
De « la mémoire des corps » porteurs de « cicatrice - mots », de la série « récits » sortie d’Egypte, aux « 7 jours de la création » la création et les mythes fondateurs.
Puis dans le silence de l’atelier se trouver confronter aux drames humains et naissances de la série « Algérie » et des « femmes voilées ».
Et devant la déshumanisation la série « déquilibre-les identités » qui questionne le numéro national d’identité, en passant par « les hommes lourds » traduisant l’impuissance ressentie face au poids de l’information.
En parallèle l’installation « les chaussons de danse » porteur d’un regard dur sur cet art –rêve de tant de fillettes.
Puis se ressourcer avec « les crépuscules » ces imperceptibles mouvements, jeux d’ombre et de lumière, des respirations, des pauses, repos du corps, trace de vitalité, énergie recouvrée.
En trente années, passer doucement de voir le monde en peinture à voir et sentir avec la peinture, dans un « murmure d’eau » où chaque cellule s’ouvre sur le vivant.
En parallèle à cette démarche, art thérapeute depuis 1994.