Samanos
Parler de sa peinture, lorsque l' on a comme conception que le mot ne couvre pas cette réalité, c' est déjà la
trahir et se trahir.
Des mots sont disponibles: Metier, vie, amour, hasard, rencontres, choix , et puis ?
" J'en mets et j' en retire jusqu' à ce que ça fasse bien " Bonnard "
L' harmonie, pour moi,
c' est rejoindre un certain néant intellectuel
" Braque "
Et puis? Comment je fais ma peinture n' intéresse que moi.
Pourquoi je fais ma peinture? A chacun sa réponse, la mienne n'est pas plus valable.
Et puis? Il se trouve que " l' outil atelier " peinture a ses exigences,
mais que personne n' est obligé
1- d'y pénétrer
2- d'y travailler.
Et puis? Lorsque j' y pénètre que ce passe-t-il?
D'abord l'angoisse qui me commande de ressortir.
Quand je ne ressors pas, la question est: ou en étais-je hier?
Et ces toiles en cours qui attendent une solution - et moi aussi.
Elle est loin la sérénité.
Et on en revient aux mots du début, on peut y ajouter :
pinceaux, peintures, papiers, toiles, chassis............. Plus une infinité de combinaisons qui siègent sur cette
surface plane depuis des siècles.
Voilà mon métier, qui invite celui qui regarde à son propre voyage. A lui de juger de ce qui est utile, ici bas, ou non.
Samanos